Respirer par le ventre, le dos, les poumons, le nez, le cou
C'est compliqué la respiration. Lorque l'on est stressé, il est conseillé de respirer un bon coup. Mais c'est justement à ce moment que notre souffle est court. Lorsque j'étais à l'école primaire, la directrice invitait les élèves le matin à ouvrir grands les bras en gonflant les poumons. J'en garde un bon souvenir. Mais je ne me vois pas écarter mes bras lorsque je me sens tendu.
En lisant des livres, j'ai découvert que je faisais mauvaise route avec les poumons. Que l'essentiel, c'est le ventre. Du côté de notre nombril se loge notre énergie vitale. Mieux vaut veiller à respirer de ce côté là. Concrètement, on peut mettre les mains sous le nombril pour sentir son bas ventre se gonfler. En suivant les leçons de prière avec son corps avec le père Milcent, j'ai découvert que l'on pouvait aussi mettre ses mains sur les lombaires pour sentir le mouvement de l'inspiration et de l'expiration à cet endroit. Preuve que l'on peut respirer aussi avec son dos !
Je cherchais ainsi à respirer avec le ventre (et le dos) jusqu'au jour où un ami m'a expliqué que je pouvais quand même solliciter les poumons. C'est l'un et l'autre. Quand le ventre se gonfle, l'inspiration peut se propager jusqu'à eux. Nous avons été conçus pour cela. Il y a ainsi un intégrisme de la respiration par le ventre qu'il est bon de dénoncer.
En poursuivant mes recherches, je suis allé voir ce que la méditation de pleine conscience pensait de tout cela. Et j'ai compris quelque chose d'essentiel concernant l'air : avant d'irriguer les poumons et le ventre, l'air commence par visiter notre nez, puis notre gorge. J'ai pris l'habitude de sentir l'air entre dans mes narines, puis à l'intérieur du cou. Plus froid à l'aller, plus chaud au retour. Car il est bon de souffler aussi par le nez, ce que je n'arrive pas toujours à faire, alors parfois je « triche » en expirant par la bouche. J'ai compris aussi que l'on pouvait aider les côtes à se soulever pour que l'air parvienne plus facilement jusqu'au ventre. Ce qui donne une respiration plus ample.
Bien entendu, il y a aussi toute les situations où ce que l'on vit nous coupe le souffle. Et là cela nécessite de prendre le temps d'y travailler dans le cadre d'un accompagnement.