Quand c’est pressé, il est urgent de ralentir.
Jean Louis Servan Schreiber publie “trop vite”, une invitation à ralentir nos modes de vie. Son exhortation me rappelle deux conseils entendus lors de stage de communication non violente.
La première émane de Michèle Guez : “lorsque c’est pressé, il est urgent de ralentir.” Lorsque c’est pressé, nous passons à côté de nos besoins, de nos élans de vie, nous n’en avons même plus conscience et il est urgent de ralentir pour ne pas passer à côté de son existence.
Cela peut prendre la forme de minutes de silence pris régulièrement dans la journée, ou bien encore par la décision d’alléger son emploi du temps.
La seconde entendue de la part de Pascale Molho alors qu’on lui posait une question : “un instant, je me consulte”. Ne pas répondre trop vite aux sollicitations, comme dans une conversation ping-pong. Prendre le temps de se consulter, de se relier à ses besoins, savoir dire non, sans chercher à faire plaisir à son interlocuteur. Voilà un exercice salutaire.
Bonne fin de semaine, bon ralentissement.