Exercice pour se centrer lorsqu'il fait froid
Il n'y a pas de saison pour vivre dans le moment présent. S'il est facile d'être pleinement là, connecté à ce qui se passe, quand il fait chaud, l'été, allongé dans l'herbe par exemple. Nous pouvons aussi nous entraîner en marchant sur un chemin enneigé. Voici plusieurs pistes pour se connecter à soi-même même en hiver.
Avec les pieds : à vrai dire, nous n'avons pas vraiment le choix. Si nous voulons arriver à destination, notre attention se porte spontanément sur la façon dont nous déployons nos voutes plantaires. Sentez le poids de votre corps. Comment il se place sur les talons puis sur l'avant du pied. Ces pas nous ancrent dans le sol. Nous pouvons nous sentir reliés à cette terre sur lequel nous cheminons même quand le thermomètre plonge.
Les narines : lorsque l'on pratique des exercices de respiration, il est conseillé de sentir l'air qui entre par le nez. Ce qui n'est pas simple à percevoir lorsque l'on n'est pas habitué à cette pratique. Mais l'hiver peut nous aider à mieux sentir cet air frais qui s'introduit dans nos narines, poursuit son parcours par la gorge puis rejoint nos poumons. N'ayez pas peur, notre organisme est conçu pour réchauffer rapidement cet air froid.
Les épaules : lorsqu'il gèle, nous sommes tentés de hausse nos épaules, un vieux réflexe hérité de nos parents préhistoriques qui agissaient ainsi pour se protéger des agressions du monde extérieur. Mais à force d'élever les épaules, nous pouvons passer notre journée dans un grand état de tension. Si c'est votre cas, une fois arrivé au chaud, mettez vos mains sur vos épaules simplement pour leur apporter de la douceur.
Le chaud et le froid : l'hiver peut aussi nous familiariser avec un autre exercice utilisé pour se centrer : repérer les parties du corps où il y a de la chaleur et celles plus froides. Il y a souvent dans notre corps un déséquilibre de chaleur. Quand il neige, il est plus simple de le percevoir. L'exercice consiste alors à se connecter à ces parties plus chaudes pour leur laisser progressivement plus de places.
Ralentir : il est difficile de se centrer si l'on marche trop vite. Quand le sol est gelé, nous sommes invités à avancer plus lentement, nous pouvons alors prendre le temps de contempler le paysage qui nous entoure. Ce quartier que nous connaissons par cœur que nous découvrons sous un autre jour, magnifié par la blancheur de la neige.