Fragiles sentiments
L'autre jour, je présentais la Communication non violente (CNV) à des amis, j'abordais la seconde étape de la démarche. Comment après avoir observé de façon neutre ce
qui constitue l'objet du conflit (étape 1), nous pouvons plonger en nous même pour identifier le sentiment qui nous habite (étape 2).
J'ai pris l'exemple d'une réunion de travail où l'on n'arrive pas à en placer une. On peut dire alors : 1) « Quand je vois que ne j'ai pas pu prendre la parole depuis le début de la réunion » (observation), 2) « je me sens triste ». Et là mes amis m'ont tout de suite interrompu pour me dire qu'il était dangereux de se dévoiler ainsi.
Cette remarque appelle plusieurs réflexions :
- Il est important de trouver les mots pour identifier le plus finement notre sentiment, car nous reprenons contact ainsi avec ce qui est vivant en nous ( de la tristesse, de la colère, de la perplexité). En agissant de la sorte, nous pouvons mieux enchaîner sur l'étape suivante de la démarche CNV qui invite à chercher le besoin qui se dissimule derrière le sentiment.
− Pour autant, chacun doit trouver comment adapter cette méthode à la réalité qu'il vit. Dans des situations difficiles au travail, on peut se dire à soi même que l'on est triste, mais exprimer à ses collègues que l'on est simplement « perplexe » pour ne pas trop s'exposer. Le Christ ne conseille-t-il pas ainsi d'être à la fois « prudent comme des serpents et candide comme les colombes » ?
− Toutefois, ce passage par les sentiments demeure essentiel, car il peut favoriser l'acceptation d'une certaine fragilité, qui me semble vitale dans un monde vantant surtout le salut par la toute-puissance.
PS : je vous invite aussi à aller le lire l'édito de mon ami Claude Rault, évêque du sahara algérien sur les charismes et les talents. J'aime bien la façon dont il donne une place à la fragilié, tout en s'appuyant sur une foi d'une grande force (lire l'édito page 3) . link
J'ai pris l'exemple d'une réunion de travail où l'on n'arrive pas à en placer une. On peut dire alors : 1) « Quand je vois que ne j'ai pas pu prendre la parole depuis le début de la réunion » (observation), 2) « je me sens triste ». Et là mes amis m'ont tout de suite interrompu pour me dire qu'il était dangereux de se dévoiler ainsi.
Cette remarque appelle plusieurs réflexions :
- Il est important de trouver les mots pour identifier le plus finement notre sentiment, car nous reprenons contact ainsi avec ce qui est vivant en nous ( de la tristesse, de la colère, de la perplexité). En agissant de la sorte, nous pouvons mieux enchaîner sur l'étape suivante de la démarche CNV qui invite à chercher le besoin qui se dissimule derrière le sentiment.
− Pour autant, chacun doit trouver comment adapter cette méthode à la réalité qu'il vit. Dans des situations difficiles au travail, on peut se dire à soi même que l'on est triste, mais exprimer à ses collègues que l'on est simplement « perplexe » pour ne pas trop s'exposer. Le Christ ne conseille-t-il pas ainsi d'être à la fois « prudent comme des serpents et candide comme les colombes » ?
− Toutefois, ce passage par les sentiments demeure essentiel, car il peut favoriser l'acceptation d'une certaine fragilité, qui me semble vitale dans un monde vantant surtout le salut par la toute-puissance.
PS : je vous invite aussi à aller le lire l'édito de mon ami Claude Rault, évêque du sahara algérien sur les charismes et les talents. J'aime bien la façon dont il donne une place à la fragilié, tout en s'appuyant sur une foi d'une grande force (lire l'édito page 3) . link
