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Cultive tes talents

Nous avons tous les mêmes besoins, mais pas la même façon d'y répondre

31 Mars 2020, 16:33pm

Publié par Etienne Séguier

Nous avons tous les mêmes besoins, mais pas la même façon d'y répondre

A travers mes accompagnement via Skype durant cette période de confinement, je me rends compte qu’il est bon de clarifier une distinction clé en communication bienveillante : celle entre nos besoins et la façon d’y répondre. Par exemple, je peux ressentir un besoin de respect et mes colocataires en l’occurrence mon épouse et mes enfants aussi. Mais la manière d’y répondre peut différer selon les personnes.

 

Ce premier constat nous offre une bonne nouvelle et une difficulté à surmonter. La bonne nouvelle tout d’abord : en tant qu’être humain, nous partageons tous les mêmes besoins. Cela évite de croire que j’aurais certains besoins et pas les autres. La difficulté à surmonter est de comprendre que nous n’y répondons pas de façon identique. Par exemple, mon besoin de respect est de pouvoir travailler en silence à certaines heures (et donc que ceux qui veulent écouter de la musique mettent un casque). À l’inverse, le besoin de respect de mes filles par exemple peut se traduire par le fait de disposer de la salle à manger pour danser.

 

Un premier échange peut donc s’organiser pour identifier comment chacun répond à ses besoins, puis voir si l’on peut y répondre en même temps. Par exemple libérer la salle à manger pour que les filles dansent tout en mettant un casque, ce qui me permet de travailler en silence. Mais cela ne se passe pas toujours aussi bien. Pour éviter les oppositions, on peut alors réfléchir à voir comment chacun peut répondre à ses besoins dans la journée. Par exemple danser dans la salle à manger sans le casque, c’est plus simple pour danser à plusieurs, à 17h. Et préserver l’espace salle à manger entre 14 et 17h pour travailler.

 

Cette période de confinement nous amène à clarifier un autre point important. Nos proches ne sont pas les seuls à pouvoir nous aider à répondre à nos besoins. C’est souvent un travers classique. Nous avons identifié des besoins d’empathie et d’écoute par exemple. Et nous courrons solliciter notre conjoint, notre compagne pour qu’elles prennent le temps de nous écouter, avec bienveillance bien entendu. Déjà en temps normal, cela ne marche pas comme cela, car ce proche n’est pas disponible en permanence pour répondre à cette attente. Mais en temps de confinement, cela devient encore plus difficile. La piste que je propose est comme on dit dans les émissions de télévision de solliciter « le coup de fil à un ami ». Cet ami peut à la fois vous rendre le service de vous écouter avec bienveillance. Et peut-être que lui même serait heureux d’être écouté. Ainsi, ce temps de retrait peut nous favoriser la prise de conscience que nous sollicitons toujours les mêmes, en nous invitant à élargir le cercle de ceux qui peuvent nous aider à répondre à nos besoins.

 

 

 

 

 

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