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Cultive tes talents

Etes vous plutôt sauveur, victime ou persécuteur ?

18 Juin 2010, 10:16am

Publié par Etienne Séguier

J'ai pris un café l'autre jour avec deux lecteurs du blog qui enseignent l'analyse transactionnelle. C'est une technique que je présente dans mon livre, mais dont je parle peu dans ce blog. Nous avons discuté des « sauveurs » que l'on peut parfois rencontrer chez les chrétiens (ailleurs aussi).

Cela m'a donné envie de vous présenter le triangle « infernal » mis en évidence par l'analyse transactionnelle, celui du persécuteur, de la victime et du sauveur. Tout le monde connaît ce classique des séries télévisées. Une grande brute persécute une pauvre victime innocente, jusqu’au moment où un héros vient la sauver.

L’analyse transactionnelle commence par montrer que chaque personnage obéit à des intentions généreuses. Le persécuteur peut le sentiment d’agir pour le bien de la victime. Laquelle peut se soumettre, sous prétexte de laisser une place aux autres. Le sauveur a l’impression d’aider son prochain. Mais même cette attitude peut s’avérer contre-productive, dans la mesure où elle empêche le couple persécuté-persécuteur de trouver par lui-même comment nouer une relation plus saine.

Nous pouvons tous jouer les trois rôles, même si nous avons tendance à en privilégier un, à vous d’identifier le vôtre.

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Jean-Claude 21/06/2010 11:14


Cher Etienne,
Pour répondre à ta question, je pense que j'arrive bien à être les trois (mais pas en même temps bien sûr), sachant que j'ai peut être privilégié le héros et/ou la victime.
J'aimerai croire que l'analyse transactionnelle n'est pas une technique utilisée pour aider des femmes violées ou des enfants battus ou tout autre forme de traumatisme suite à de la violence
extrême.
"elle empêche le couple persécuté-persécuteur de trouver par lui-même comment nouer une relation plus saine."
En effet, même si la phrase ci-dessous est juste, elle est un peu "remplie" de bons sentiments et manque de pragmatisme face à ce genre de violence REELLE.
C'est un peu de la provocation ce que je dis mais un jour entre pratiquants d'arts martiaux, nous nous moquions, avec bienveillance, de nous-mêmes en nous qualifiant de "samourais de canapé".
Je pense qu'il peut être sain de se projeter dans le persécuteur pour explorer nos capacités à faire du mal et à se faire un peu peur pour ne pas se laisser intoxiquer par la violence. Je dis bien
"se projeter" pas le faire en actes car la violence est une drogue dont l'addiction peut nous atteindre plus facilement que nous le pensons.
Maintenant, j'ai une autre question: j'ai l'impression qu'on vise plutôt le sauveur ici. Que dit l'analyse transactionnelle sur le persécuté et le persécuteur ?


Etienne Séguier 21/06/2010 12:03



C'est vrai que ce trio attire l'attention sur nos motivations de sauveur. Cela dit on peut aussi le mettre en parallèle avec ce que dit la communication non violente de la violence. Il y a des
situations où il faut employer la contrainte, par exemple si une maison prend feu et qu'une personne refuse de sortir on peut faire preuve de violence en la contraignant à sortir, mais cette
utilisation de la violence est effectuée à des fins protectrices. 



Emmanuel 19/06/2010 16:18


Tu veux parler de Raymond, Anelka et Laurent ? :D


Etienne Séguier 19/06/2010 17:12



Exactement !!!