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Cultive tes talents

Ouvrir le dialogue, essayer.

14 Septembre 2010, 10:59am

Publié par Etienne Séguier

On me demande parfois si la communication bienveillante (ou non violente) fonctionne dans la vraie vie. Je réponds que ce n'est pas une méthode qui marche à chaque fois. Son ambition est avant tout d'ouvrir un dialogue plutôt que d'obtenir un résultat précis.

J'ai eu l'occasion de le tester la semaine dernière avec le principal du collège de ma fille. Un problème d'option qui n'allait pas, nous n'avions pas rempli les bonnes cases. Pour faire simple et rapide, notre demande a été perçue comme une exigence. Nous sommes allés trop rapidement sur une recherche de résultat sans prendre le temps d'établir une connexion (toujours se méfier des échanges par mail).

Au milieu de la semaine, devant l'incompréhension réciproque, nous avons repris l'échange en formulant simplement une demande de connexion. Pouvoir se parler par téléphone ou en prenant un rdv : ce que nous avons finalement obtenu avant une réunion de parents d'élève. La rencontre était trop rapide à notre goût, nous n'avons pas eu le temps d'aller voir les besoins et les demandes respectives. Notre demande n'a pas été totalement entendue, mais le dialogue a été rétabli. C'est bien de se confronter à la réalité.



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Jean-Claude 15/09/2010 11:35


Cher Etienne,

Si on se replace dans le plan strictement matériel (au sens physique) avec son corps, il est pourtant plus aisé de faire la différence.
Par exemple: la force est matérialisable par des vecteurs de force avec un exercice simple où deux personnes (appelons les A et B pour simplifier) se tiennent la main comme se saluant. Ces deux
personnes se font donc face. A ce stade, ces 2 personnes ont créé un système de relations où l’énergie y est quasiment nulle.
Maintenant, si une des personnes (par ex A) se retourne tout en gardant sa main dans celle de B et commence à marcher en tournant le dos à B. Il y a donc un vecteur de force principal, donné par la
direction vers où va A qui va générer de l’énergie dans ce système de relations entre A et B. Si B résiste en tirant sa main vers elle, cette résistance est un autre vecteur de force qui est
contraire au vecteur de force de A.
A partir de cette situation de « contradiction/résistance », il y a de l’énergie qui se dégage de cette relation. La violence rentre en jeu lorsqu’on se place au niveau des intentions et des
limites de chacun : si l’intention de A est d’entraîner B sans tenir compte de son envie de suivre ET d’utiliser de la force quitte à faire mal à B (non respect des limites physiques et/ou
psychologiques) alors il y a violence. Tout ceci, sans qu’il y a une force ou une énergie excessive. Dès lors que des limites (physiologiques et/ou non physiologiques) sont transgressées, il y a
violence, peu importe le niveau d’énergie déployée. En effet, l’intégrité et la dignité de la personne qui subit la violence n’est pas respectée.
Un peu long, mais je crois que si on opère des distinctions précises, en ne se limitant pas à la seule sphère « psychologique » et en se ramenant au plan matériel très « terre à terre », la
violence est beaucoup plus facile à définir. Et par conséquent, la non-violence ;-)

Amicalement,
Jean-Claude


Jean-Claude 15/09/2010 11:33


Cher Etienne,

Si on se replace dans le plan strictement matériel (au sens physique) avec son corps, il est pourtant plus aisé de faire la différence.
Par exemple: la force est matérialisable par des vecteurs de force avec un exercice simple où deux personnes (appelons les A et B pour simplifier) se tiennent la main comme se saluant. Ces deux
personnes se font donc face. A ce stade, ces 2 personnes ont créé un système de relations où l’énergie y est quasiment nulle.
Maintenant, si une des personnes (par ex A) se retourne tout en gardant sa main dans celle de B et commence à marcher en tournant le dos à B. Il y a donc un vecteur de force principal, donné par la
direction vers où va A qui va générer de l’énergie dans ce système de relations entre A et B. Si B résiste en tirant sa main vers elle, cette résistance est un autre vecteur de force qui est
contraire au vecteur de force de A.
A partir de cette situation de « contradiction/résistance », il y a de l’énergie qui se dégage de cette relation. La violence rentre en jeu lorsqu’on se place au niveau des intentions et des
limites de chacun : si l’intention de A est d’entraîner B sans tenir compte de son envie de suivre ET d’utiliser de la force quitte à faire mal à B (non respect des limites physiques et/ou
psychologiques) alors il y a violence. Tout ceci, sans qu’il y a une force ou une énergie excessive. Dès lors que des limites (physiologiques et/ou non physiologiques) sont transgressées, il y a
violence, peu importe le niveau d’énergie déployée. En effet, l’intégrité et la dignité de la personne qui subit la violence n’est pas respectée.
Un peu long, mais je crois que si on opère des distinctions précises, en ne se limitant pas à la seule sphère « psychologique » et en se ramenant au plan matériel très « terre à terre », la
violence est beaucoup plus facile à définir. Et par conséquent, la non-violence ;-)

Amicalement,
Jean-Claude


Jean-CLaude 14/09/2010 19:02


Salut Etienne,

Article intéressant qui rappelle un principe stratégique/martial très simple (mais pas forcément appliqué) : tant que la connection avec l'autre reste établie, l'utilisation de la force peut être
minimisée. Une fois que le lien/la connection est rompue, la violence est possible.
Dans ton exemple, on peut remplacer utilisation de la force par dépense d'énergie excessive pour avancer dans un dialogue sincère et vrai.
Comme quoi dans CNV, il y a bien non-violence ;-)
JC


Etienne Séguier 15/09/2010 10:35



Force, énergie, violence pas simple de démeler tout cela.



orchis 14/09/2010 14:14


oui, j'ai aussi quelques histoires similaires ou la CNV nous donne de prendre le temps de mettre les différents partenaires en dialogue pour mieux se "connecter" et magie tout se simplifie...mais
c'est des fois plus facile au travail que dans la famille...ou des affects plus profond viennent parasiter les mots... bon week end de partage CNV !


Etienne Séguier 15/09/2010 10:34



Merci, c'est vrai que c'est sans doute plus compliqué avec des proches pour lequel on a plus d'attentes.