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Cultive tes talents

Les deux temps du développement personnel

2 Mars 2010, 10:24am

Publié par Etienne Séguier

Dans la nébuleuse de techniques que constitue le développement personnel, je me demande si l'on ne pourrait pas distinguer deux temps. Au début, nous découvrons que nous sommes plus souples que nous le croyons.

Nous apprenons à mieux communiquer avec les autres, avec nous-mêmes. A travers des exercices concrets, nous expérimentons d'autres façons de voir l'existence. Un travail sur le corps, la respiration peut apporter aussi ce sentiment de légèreté.

Mais au bout d'un moment, si nous sommes un peu lucides, nous constatons la persistance de blocage. C'est là que peut s'ouvrir alors un deuxième temps pour comprendre ce qui fonde notre personnalité.

Certains décident alors de s'orienter vers la psychanalyse ou la gestalt thérapie. Mais d'autres approches peuvent aussi favoriser cette découverte de soi, comme l'ennéagramme.

Il me semble bon de ne pas rester qu'au premier stade en osant « plonger » dans le deuxième temps. Ce qui n'empêche pas de travailler ensuite avec les techniques apprises dans le premier temps, mais sans doute avec une autre qualité.

Commenter cet article

béatrice 19/03/2010 16:45


Je crois que nous partons à la decouverte de ces techniques en pensant pouvoir résoudre ts les problèmes d ecommunication ... et ne plus avoir à en patir !
oui, la CNV demande du temps et du recul,
mais elle a au moins le mérite d'aller y voir au plus prés de soi ou d'aider l'autre à y voir au plus pres d elui !
de ses besoins sans jugement ni conseil à outrance...
je decouvre avec les personnes de mon entourage ayant suivi le même cursus CNV la possibilité d'echanges permettant de trouver au plus pres nos besoins et d evoir là où nous avons tendance à
chercher à changer l'autre !
je suis toujours stupéfaite de voir les richesses en chacun quand il est possible d ele remettre "acteur " de sa vie !
j'aprécie beaucoup de parcourir ces échanges car je trouve des pistes des richesses, despossibilités de confronter nos expèriences !
à très bientot pour d'autrespistes à vivre !!


Jean-Claude 18/03/2010 17:31


Cher Etienne,

En relisant cet article avec les commentaires, je viens de toucher du doigt ce qui me rendait sceptique par rapport au "développement personnel". Le fait de distinguer les techniques sans les
intégrer directement dans une manière de vivre qui me dérange.
Finalement, cette démarche analytique (au sens premier de décomposition/coupure/découpage) qui ne me convient pas. Cela me convient mieux de choisir une voie à tracer, de prendre un chemin en ayant
bien esquissé suffisamment de pistes pour pouvoir revenir en arrière.
La technique n'est rien sans l'intention qui la guide, alors je privilégie la marche continue vers un but même si ce dernier est flou au départ.
Je ne sais pas si j'ai été vraiment clair mais cet article a fait jaillir comme une évidence que le développement personnel n'est pas fait pour moi. En tout cas comme collection de techniques ou
comme système.
Il me semble que je découvre mon "extrême-orientalité" profonde au sens où la notion de "voie" (le tao chinois ou le do japonais) devient primordiale. Bien sûr, cela n'est pas forcément très
éloigné de la notion de vocation ;-)

Merci pour cet éclairage (non nécessairement voulu) apporté par cet article.


Etienne Séguier 19/03/2010 11:09


Bonjour Jean-Claude, c'est vrai que l'intention est essentielle. On peut la retrouver au deux niveaux. Par exemple quelle est mon intention lorsque je me forme à une technique de communication ?
Est ce pour "manipuler" l'autre, obtenir qu'il fasse ce que je veux ou bien pour améliorer la qualité de notre relation sans toujours se focaliser sur un résultat. Ce que pronerait la communication
bienveillante.
Mais l'intention peut aussi intervenir au second niveau. En découvrant que j'ai tendance à toujours privilégier un style d'intention, par exemple, être loyal avec les autres, ou bien faire mon
travail, ou être intègre. Il ne s'agit pas alors à travers une technique par exemple comme l'ennéagramme de prendre conscience que nous vivons souvent en pilotage automatique, en priviligiant
toujours la même voie.


béatrice 03/03/2010 14:07


oui,
ce que j'apprécie avec le recul et cet échange c'est d'aprécier les lil de chaque "outils" j'entends par outil, CNV, enneagramme...ou autre ...enfin je dirai qq qui ne dit pas ma méthode est
meilleure ...en quelque sorte !


Etienne Séguier 03/03/2010 16:17


Oui lorsque l'on découvre une méthode on a souvent tendance à l'idéaliser, mais en connaissant plusieurs, notre jugement se nuance. Il me semble bon ainsi d'en connaître au moins deux.


béatrice 02/03/2010 18:26


merci je comprends mieux !
mais je pourrais dire la même chose en utilsant la CNV !
très concret cet échange !


Etienne Séguier 03/03/2010 10:24



Merci pour cet échange très intéressant. On peut aussi arriver à ce genre de découverte sur soi en utilisant la CNV, par exemple la cascade des besoins. Je prend conscience d'un besoin, puis je me
demande quel autre pourrait être nourri ensuite. Je me souviens d'une dame qui à la fin d'une présentation de la CNV m'a dit "mon besoin le plus important, c'est que la maison soit propre et en
ordre et que les autres le reconnaissent. C'est la seule chose que je demande".
Mais en discutant avec elle, elle a convenu qu'elle avait aussi d'autres besoins, et qu'il pouvait être bon d'équilibrer son besoin d'ordre par d'autres, par exemple de convivialité avec ses
enfants. Un exercice comme celui de la cascade des besoins permet d'élargir son potentiel et découvrir qu'elle a un spectre plus large de ressources comme le dit Catherine.
La Cnv permet de faire cette découverte, mais après une certaine pratique. L'ennéagramme va directement mettre à jour cette trop grande valorisation d'un besoin. Pour l'anedocte, la dame avait fait
un stage ennéagramme et avait pris conscience qu'elle se reconnaissait dans le type 1 "perfectionniste".

Ceci pose à mon avis deux questions :
-  à la CNV savoir équilibrer ses différents besoins et ne pas en idéaliser un
- à l'ennégramme : la nécessité de ne pas se contenter d'un seul WE où l'on découvre son type de personnalité mais sans vraiment intégrer cette découverte, Exemple la dame de type 1 qui continue
d'idéaiiser son beson d'ordre


catherine 02/03/2010 14:00


pour poursuivre l'échange engagé avec béatrice, j'aimerais compléter : à la place de "plus de qualité", on pourrait mettre "un spectre plus large de ressources"... c'est fou ce qu'on a comme
ressources à notre disposition (créativité, mais aussi humour, etc...)on ne pense pas toujours à les utiliser, mais dans des situations où on bloque car "on ne peut pas changer l'autre", elles
s'avèrent bien utiles...
c'est en tout cas, pour moi, une des grands apports de ma découverte de l'ennéagramme !
Dans l'exemple d'Etienne, cela se traduit, une fois qu'on a compris pourquoi ce type de situation nous mettait régulièrement en colère, par chercher en soi quelles ressources l'on a déjà qui
pourraient nous permettre de dépasser le blocage. Et cela marche !!

Merci à Etienne de poursuivre ce blog, qui régulièrement nous invite à élargir notre champ de vision !