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Cultive tes talents

Les deux temps de l'autoempathie avec Thomas d'Ansembourg

29 Mai 2012, 13:47pm

Publié par Etienne Séguier

Je viens de passer cinq jours de stage avec Thomas d’Ansembourg, l’auteur de "Cessez d’être gentil soyez vrai" et de "Qui fuis-je ? Où cours-tu ? A quoi servons-nous ? Vers l'intériorité citoyenne?" Un séjour dans les Ardennes en Belgique dans le cadre de son château avec une superbe forêt autour. Un moment de bonheur avec une très belle personne et un groupe accueillant et chaleureux !

 Ce stage a été un véritablement enchantement et j’aurais l’occasion de partager avec vous quelques prises de conscience. (Même si je ne peux que vous conseiller de lire ses livres). J’aimerais par exemple revenir sur sa façon de présenter l’auto empathie; le fait de s’accueillir comme on le ferait avec son meilleur ami ce que nous vivons dans le moment présent.

 Concrètement, il propose

- de prendre deux minutes pour porter son attention aux sensations agréables et nommer les besoins qui sont nourris

- puis deux minutes sur les sensations désagréables en prenant conscience des besoins négligés

 En commençant par être présent aux sensations agréables, nous nous habituons à aligner notre regard sur ce qui va bien, à nous déprogrammer de ne voir que ce qui va mal. Par exemple, je sens que ma respiration est ample et je prends conscience que mon besoin de me sentir vivant est nourri.

 Afin d’apprendre à vivre ces temps de météo intérieure, il est parfois conseillé de se focaliser sur les parties de son corps en tension qui révèlent des sentiments comme la colère, la peur, la tristesse que l’on ne veut pas toujours voir, sentir. Mais le risque est alors de prendre l’habitude de se focaliser uniquement sur ces crispations. Je crois et le stage avec Thomas d’Ansembourg me le confirme que nous pouvons à la fois sentir de la contraction et de la détente. Pour le dire autrement, il est rare que nous soyons que tension. Il y a toujours en nous une partie dont les besoins sont nourris, ne serait ce que parce que nous avons un toit pour vivre ou que nous sommes en lien avec des personnes que nous apprécions même si elles ne répondent pas à toutes nos attentes.

 Ne rester focaliser que sur ce qui ne va pas contribuerait à nous enfermer dans une attitude de victime. Ce qui parfois peut nous donner curieusement l’impression d’exister plus intensément. Lors de ce stage, nous avons évoquer le besoin de croire, de sentir qu’il y a aussi de l’intensité dans une vie détendue, heureuse, épanouie.

 Pourquoi alors ne pas se focaliser que sur les sentiments agréables ? Ce serait alors tomber dans les traves de la méthode du docteur Coué qui ne permet pas de se relier au vivant qui est en nous. Nier la partie douloureuse qui cherche à s’exprimer accroit encore de la tension.

 C’est donc à cette double attention : sensations agréables et désagréables que je vous invite à vous relier. D’une part pour maximiser la conscience du moment présent et être pleinement centré. Mais aussi pour reproduire les situtations où vos besoins sont nourris.

 Mais qu’est ce qui peut nous assurer que nous aurons dans  le futur les moyens de reproduire ces situations, en termes d’argent, de temps, d’opportunités ? Et vous sentez la peur revenir submerger le moment présent. C’est un autre besoin don’t j’ai pris conscience cette semaine. J’ai besoin de croire qu’il y a en moi une ressource abondante, j’ai besoin de croire que la vie apporte de l’abondance à ceux qui cherchent à répondre à leur besoin fondamental d’être relié à soi, aux autres, au Tout autre.

 Nous rejoignons nous là une démarche de foi, croire en une vie abondante que pour ma part j’ai entendu Jésus nous promettre. Nous avons besoin d’augmenter notre confiance en ce foisonnement de la grace. Nul ne peut nous donner de garanties pour y croire, c’est de l’ordre de la foi. C’est là où la communication bienveillante ne peut se comprendre que dans une démarche authentiquement spirituelle, la conviction que ce que j’appelle Dieu pourvoit en abondance à nos besoins fondamentaux (d’autres l’appelleront le cosmos, l’univers).

 Sur ce besoin de croire, il me semble vital de le nommer et de lui accorder de l’attention et pour ma part de solliciter de l’aide pour croire qu'un grain de Sénevé peut donner la vie à un arbre majestueux. Je suis responsible que cet élan ne s’éteigne pas et en même temps je sais que je n’arriverai pas sans soutien des autres, du Tout autre.

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orchis 30/05/2012 19:39

oui, nous avons eu la chance de nous croiser quelques instants la première fois à Paris.j'attends la suite de vos partages.

Bruno 29/05/2012 18:45

Bonjour Etienne.
Cela fait quelques temps que je me dis qu'il faut que je m'intéresse à ce que propose T. d'Assembourg. Votre article est sans doute un signe que je dois passer à l'acte. ;-)
J'aime bien cette façon d'accueillir tout à la fois ce qui est agréable et ce qui est désagréable en soi. J'aime surtout cette idée que cela signifie d'abord un appel de vie, quelle que soit la
sensation. D'où l'importance de repérer les besoins que cela recouvre.
Bruno.

Etienne Séguier 30/05/2012 15:43



Bonjour Bruno, oui cette double attention est un véritable à la vie.



orchis 29/05/2012 17:24

merci de nous partager ce temps passé avec T D'Assembourg !
j'ai eu l'occasion d ele voir 2 fois à Paris.
j'ai lu ses livres et les relis à l'occasion.
merci d enous donner ces partages !
je vais faire suivre !

Etienne Séguier 30/05/2012 15:40



On a du se croiser à Paris !