Dimanche 1 novembre 2009
7
01
/11
/2009
18:58
Je reviens du rassemblement « Protestants en fête » qui a réuni 10 000 fidèles à Strasbourg. Dans le train, j'ai lu l'interview que le philosophe Olivier Abel a donné à La Vie.
On lui demande de définir l'identité protestante.
« Le centre du centre, répond-il, c'est l'insouci de soi. C'est remettre à Dieu le souci que l'on a de soi même, de son propre salut. La confiance en Dieu permet qu'on soit dégagé du souci de
mériter son salut. On se situe hors de la logique de la rétribution, du mérite, l'un des grands schémas sur lesquels fonctionne le religieux. »
L'insouci de soi, il y va fort Olivier Abel ! J’y vois comme une critique de la fameuse « estime de soi » que le développement personnel propose de muscler. Notre société valoriserait trop ce souci
de soi.
L’estime de soi présente l’inconvénient de ne miser que sur la valorisation de nos réussites, mais que se passe-t-il lorsque l’on traverse des déserts, ou tout simplement que notre capacité à
accumuler des succès diminue sous le coup de la vieillesse ou d’une maladie ?
Pour ma part, j'essaye de populariser l'expression « estime de foi », une estime nourrie par la foi que j'ai en Dieu qui lui-même a foi en moi, d'une façon inconditionnelle. Cette estime se
fortifie à travers une relation, une ouverture aux autres.
Toutefois, je ne l’oppose pas à l’estime de soi. Il en faut un minimum pour cultiver l’estime de foi, voire le fameux insouci de soi d’Olivier Abel.
PS :voici une vidéo où Olivier Abel évoque Calvin et la capacité de l'homme adulte à remercier
Par Etienne Séguier
-
Publié dans : Développement de tous les hommes
-
1
-
Recommander
Derniers Commentaires