Lundi 19 octobre 2009
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Une amie me transmet une formation pour « gérer la communication en open-space ». Au programme :
- savoir aborder l'open-space sans stress
- savoir développer ses aptitudes relationnelles
- savoir s'affirmer pour obtenir le respect
- savoir faire face aux interruptions
- savoir gérer les conflits en espace ouvert,
le tout en deux jours !
Et là je dis de qui se moque-t-on ? Que l'on se comprenne bien : il est clair que la vie en open space (bureau ouvert) n'a rien de facile. Mais je vois dans cette annonce les excès d'une certaine
approche du développement personnel. Nous pourrions nous adapter à toutes les situations, il suffirait de trouver la bonne méthode et de le vouloir.
Et bien non, tout ne se règle pas à coup de stages, tout n'est pas forcément une question de volonté, il faut aussi parfois s'organiser collectivement pour protester contre des conditions
dégradantes (voire faire appel à un syndicat, même si on est chrétien).
Pour information, les spécialistes estiment qu'un open space respectueux des salariés doit respecter la règle du 2/3, 1/3 deux tiers de bureaux ouverts et un tiers de bureau fermé afin d'offrir un minimum d'espace protégé. Amis du développement personnel, regroupez-vous pour faire valoir vos
droits !
Par Etienne Séguier
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Publié dans : Développement de tous les hommes
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L'engagement pour des meilleures conditions de travail et le respect des uns et des autres n'est pas étranger au christianisme !...
Hum,
Quel est le lien entre l'open-space et les conditions dégradantes de travail ? Après tout,travailler dans un open space c'est se retrouver, au départ, avec des limites physiques plus larges que celles d'un bureau fermé (individuel ou non). En plus, si l'espace est "bien organisé" tu repères encore plus facilement qui sont les vrais détenteurs du pouvoir, qui prennent les vraies décisions : ceux qui ont des bureaux !!!Au moins, pas d'illusion de se croire mieux qu'un sous fifre.
Cela dit,mis à part cette blague un peu cynique, l'open space pose problème quand on n'est pas "armé". Il faut s'habituer à filtrer,contrôler toutes les informations que l'on diffuse dans cet espace mais aussi à capter les meilleures informations au milieu du bruit (au sens figuré comme littéral). Il faut faire le deuil d'une certaine forme d'intimité, d'une "identité commune" qu'on forge lorsqu'on se retrouve ensemble dans un espace réduit. C'est peut être là aussi qu'est le malaise de l'open sapce: finie l'aventure collective !
Merci pour cette tranche d'humour involontaire avec le "grand bazar" du développement personnel refourgué à l'entreprise.