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Cultive tes talents

Deux beaux moments dans la vie d'un père

16 Avril 2013, 15:46pm

Publié par Etienne Séguier

La vie de parent n’est pas toujours de tout repos, mais il arrive qu’elle offre des satisfactions. Ce samedi vient de m’en apporter au moins deux. Vous savez que je cherche à transmettre mon goût pour la communication bienveillante à travers des formations. Mais à vrai dire, je n’ai jamais invité mes enfants à y participer. À l’occasion d’un événement de la vie quotidienne, il peut m’arriver de leur indiquer comment exprimer autrement un désaccord. Mais sans bien savoir ce qu’ils en retiennent.

 

Ce samedi matin, j’ai demandé à mon aîné de 14 ans de reprendre son ordinateur portable qui était sur mon bureau. C’est l’un de mes grands combats à la maison : que l’on respecte cet espace en ne déposant pas d'affaires dessus. Alors, ma fille m’a dit : “quand je vois que mon ordinateur portable était par terre, tout en restant allumé” (et vous aurez reconnu la première étape de la communication bienveillante, nommer ce qui fait l’objet d’un différend), “je me sens inquiète” (seconde étape : se relier à son ressenti). Là elle a hésité. Alors je lui ai proposé de poursuivre avec la troisième étape en lui demandant quel était son besoin. Elle a donc poursuivi : “j’ai besoin que l’on fasse attention aux affaires que je prête”. Et je me suis souvenu qu’elle m’avait prêté son ordinateur et que je l’avais laissé par terre. Si donc il reposait sur mon bureau, c’est qu’elle l’avait ramassé pour que l’on ne marche pas dessus. Elle n’a pas eu besoin d’enchaîner sur la quatrième étape - la demande - qui ne s’imposait pas. Grâce à cette méthode, ma fille a pu exprimer à son père son besoin que l'on prenne soin des choses qu’elle prête.

 

Second exemple un quart d’heure plus tard. Ma seconde fille de 8 ans vient me voir alors que j’étais en train de travailler sur l’ordinateur. Et elle me dit : “j’ai deux choses importantes à te dire et… ” Là je m’apprêtais à lui dire que je n’étais pas disponible. Mais elle a ajouté “j’aimerais savoir quand je peux t’en parler”. Autrement dit, elle a appliqué l’une des grandes règles de la communication bienveillante. Avant d’ouvrir le dialogue, vérifier que son interlocuteur est disponible. Sinon il risque de répondre négativement à votre demande, car il est occupé à autre chose. J’ai donc répondu à ma fille que j’étais prêt à l’écouter au cours du repas qui devait intervenir dans un quart d’heure. Et elle a très bien compris.

 

Voilà deux beaux moments que j’avais envie de partager avec vous. J’en profite pour signaler que j’anime fin août une session pour les familles de découverte de la communication bienveillante, avec aussi de la marche avec Hugues Chardonnet un diacre, guide de haute montagne très sympathique. L’ensemble est proposé par l’association des Amis de La vie, vous trouverez plus de renseignements en cliquant ici. Je précise tout de même que cette méthode ne prétend pas règler tous les problèmes, mais qu’elle peut alléger un peu la vie de famille.

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