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Cultive tes talents

Le combat de Jacob lu à travers la pratique du coaching

24 Août 2014, 18:18pm

Publié par Etienne Séguier

Je reviens d'une session avec le Relais mariste qui accueille des familles durant une semaine. Au cours de la journée de retraite, nous avons lu le combat de Jacob. J'avais déjà tenté de méditer ce passage, mais avec de grandes difficultés. Cette fois, il m'est apparu plus clairement, du moins j'ai cru y lire une invitation à prendre le temps pour mieux se connaître qui fait écho avec le travail de coaching que je propose.

Je voulais partager avec vous ma lecture en espérant bien que vous ferez de même à votre tour tant ce texte est riche. Jacob débute sa vie d'adulte en cherchant à se faire bénir par son père, Isaac, nous dirions aujourd'hui en essayant d'obtenir de la reconnaissance. Mais pour y parvenir, il vole l'identité d'un autre, son frère aîné, Esau. Il obtient ainsi les droits de son frère et la valorisation associé à son statut, mais en étant pas lui même.

Comme cela se passe mal avec son frère, il s'enfuit et tombe amoureux d'une jeune femme qui se trouve être la cadette de sa famille. Mais son beau père préfère marier son aînée comme cela se pratique habituellement à l'époque et il va donc à son retour tromper Jacob en l'unissant à sa fille aînée. C'est un peu la version de l'arroseur arrosé, version Ancien Testament. Il finira par épouser l'élue de son cœur en seconde noce, mais cela lui prendra 14 ans !

Ne parvenant pas à s'entendre avec son beau père, il n'a d'autres choix que de revenir dans sa famille. Pas simple. Arrivé au bord du fleuve qui sépare les terres de son beau père et celle de son père et de son frère, il commence par envoyer plusieurs émissaires et des cadeaux pour tenter d'amadouer son aîné. Puis arrive cette fameuse nuit ou il semble se battre avec un homme, un ange, à moins que ce soit Dieu (le texte semble – volontairement - peu clair).

Cette nuit décrit bien ces heures, ces jours, ces années où l'on cherche à faire la vérité sur nos tentatives d'être valorisés et que l'on se rend compte que nous avons essayé d'y parvenir en cherchant à être un autre. Cette prise de conscience sur ces identités d'emprunts se fait par tâtonnement, dans la nuit, avec l'impression de mener un combat sans bien discerner notre adversaire. L'accompagnement de type coaching de vie peut aider à traverser cette période, où l'on a l'impression de se débattre contre des forces qui semblent nous empêcher d'avancer. A condition bien entendu que le coach ne se prenne pas pour l'Ange et encore moins pour Dieu ! Je crois même que l'une des conditions d'un bon accompagnement est que le coach est lui même connu ce combat et en soit sorti conscient de ces fragilités durables.

Le coach de vie peut aider à porter un autre regard sur ces résistances que semblent fournir l'existence. Ces "frottements" ne sont pas forcément ceux du sort qui s'acharne sur soi, mais peut être des appuis pour baliser d'autres chemins, trouver sa propre consistance.

A la fin de la nuit, l'Ange marque Jacob à la hanche, non pour le punir, mais simplement car la vie et ses évènements marque notre corps, surtout lorsque l'on décide d'être soi même. Jacob demande aussi à l'Ange de le bénir, donc de dire du bien de lui, alors que Jacob sait mieux qui il est, un homme imparfait certes, mais qui n'a plus besoin de voler l'identité des autres pour exister.

Le combat de Jacob lu à travers la pratique du coaching

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Claire H 06/11/2014 16:00

Ayant récemment étudié ce texte au cours d'une session traitant des relations frères-sœurs dans la Bible, j'ai retenu de ce passage que lorsque Jacob est touché à la hanche ??? hanche démise ??? il en reste boiteux et qui boite doit s’appuyer sur un bâton . Ce combat me fait prendre conscience de mes fragilités et je ne marcherai droit que si je m'appuie sur Dieu. Nous sommes la plus part empli de notre égo, la découverte de cette dépendance est une leçon d'humilité.

Séguier 06/11/2014 19:55

Merci j'aime bien cette idée d'avancer en s'appuyant sur Dieu, en acceptant un certain déséquilibre.

syl 28/08/2014 17:54

Mais son beau père préfère marier son aînéE

Etienne Séguier 31/08/2014 20:09

Oui tout à fait merci;